Ibn al Rabin et Rachel Sassi chantent des textes écrits par Jehan Regniervers 1432 alors qu’il était retenu prisonnier en attente d’une demande de rançon qui ne venait pas; autant dire tout de suite que bien qu’ils soient fort beaux, ces poèmes n’expriment pas un sentiment de fête considérable. Il sont accompagnés de divers instruments et effets majoritairement joués par le premier nommé, dont certains suffisamment bricolés main pour qu’on se demande s’ils tiendront tout le concert (en général, oui). Comme la musique est fort peu médiévale, on pourrait se demander s’il y a un concept élaboré caché derrière tout ça, mais en fait, non, c’est juste qu’on sait le jouer comme ça. Et ça va bien avec le disque enregistré dans le salon des voisins.